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Les vacances sont censées permettre de récupérer, de ralentir et de retrouver de l’énergie. Pourtant, le retour réserve parfois une mauvaise surprise : on se sent épuisé alors même qu’on vient de passer plusieurs jours à se reposer. Ce phénomène peut sembler contradictoire, mais plusieurs mécanismes très simples peuvent l’expliquer. Les vacances ne sont pas toujours synonymes de récupération, surtout lorsqu’elles bouleversent fortement nos habitudes.

Les vacances ne signifient pas forcément repos

Partir en vacances peut demander beaucoup d’énergie : préparer les bagages, voyager, conduire pendant plusieurs heures, organiser les activités, gérer les enfants ou multiplier les sorties.

Un séjour très rempli peut donc remplacer les contraintes habituelles par d’autres sollicitations. Même agréables, les activités restent des activités. Enchaîner visites, excursions, restaurants et soirées tardives ne laisse pas toujours suffisamment de temps à l’organisme pour récupérer.

Le sommeil change souvent pendant les vacances

Les horaires ont tendance à se décaler : on se couche plus tard, on fait la grasse matinée, les repas sont retardés et les soirées se prolongent. Or, notre organisme apprécie une certaine régularité.

Un changement important des heures de coucher et de lever peut perturber temporairement le rythme veille-sommeil. Au moment de reprendre les horaires habituels, quelques jours d’adaptation peuvent alors être nécessaires. C'est particulièrement perceptible lorsqu'on reprend immédiatement le travail ou les études après le retour.

Le voyage lui-même peut être fatigant

Longues heures de voiture, attente dans les aéroports, chaleur, sommeil dans un environnement inhabituel ou changement de fuseau horaire : les déplacements ne sont pas toujours reposants.

Un voyage traversant plusieurs fuseaux horaires peut notamment provoquer un décalage horaire, avec somnolence, difficultés d'endormissement ou problèmes de concentration pendant quelques jours.

Même sans changer de fuseau horaire, une longue journée de déplacement peut suffire à laisser une sensation de fatigue.

La chaleur peut accentuer cette impression

Les vacances d'été s'accompagnent souvent de températures élevées. Lorsqu'il fait chaud, le corps doit davantage réguler sa température et le sommeil peut devenir moins confortable. Une chambre trop chaude peut notamment favoriser les réveils nocturnes et rendre les nuits moins réparatrices.

À cela peuvent s'ajouter une hydratation insuffisante ou davantage d'activités physiques qu'à l'habitude.

Il existe aussi une fatigue liée au retour

Le contraste entre les vacances et la reprise peut jouer sur notre perception de la fatigue. Pendant plusieurs jours, les contraintes professionnelles ou scolaires disparaissent en partie. Puis, presque du jour au lendemain, réveil matinal, transports, horaires et obligations reviennent.

La perspective de retrouver une longue liste de tâches peut également donner une impression de surcharge avant même d'avoir véritablement repris son rythme. Cela ne signifie pas nécessairement que les vacances ont été inefficaces : le passage brutal d'un rythme à l'autre peut simplement demander une période d'adaptation.

Faut-il prévoir une journée entre le retour et la reprise ?

Lorsque cela est possible, éviter de rentrer très tard la veille de la reprise peut faciliter la transition. Une journée plus calme permet de retrouver progressivement ses horaires habituels, de ranger ses affaires et de préparer la semaine sans tout concentrer sur quelques heures.

Quelques habitudes simples peuvent également aider : reprendre des horaires de sommeil réguliers, s'hydrater suffisamment, éviter de surcharger les derniers jours de vacances et retrouver progressivement son rythme quotidien.

 

À retenir : Revenir de vacances plus fatigué qu'avant n'est donc pas aussi paradoxal qu'il y paraît. Sommeil décalé, voyages, chaleur, activités nombreuses et reprise brutale des obligations peuvent s'additionner.

Les meilleures vacances pour récupérer ne sont pas nécessairement celles où l'on fait le plus de choses, mais celles qui laissent aussi suffisamment de place au véritable repos.

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