Depuis 2025, la loi renforce l’accompagnement des salariés en fin de carrière. Concrètement, si vous approchez des 60 ans, votre employeur doit organiser un entretien spécifique pour faire le point sur la suite de votre parcours.
Mais attention : ce n’est pas un “cadeau automatique”. C’est un levier… à condition de bien l’utiliser.
1- Un entretien obligatoire, mais encadré
Dans les deux années précédant vos 60 ans, l’employeur doit vous proposer un entretien de fin de carrière.
👉 Ce qu’il faut comprendre :
- Vous êtes concerné dès 58 ans
- L’entretien est distinct de l’entretien annuel
- Il est imposé par la loi (ce n’est pas optionnel côté employeur)
⚠️ En revanche, la loi impose une discussion… pas un résultat.
2- À quoi sert vraiment cet entretien
L’objectif est simple : adapter votre travail à votre fin de carrière.
Vous pouvez y aborder :
- Aménagement des horaires
- Passage à temps partiel
- Retraite progressive
- Allègement des missions
- Adaptation du poste (fatigue, santé)
- Transmission de compétences
👉 C’est un moment stratégique pour éviter une fin de carrière subie.
3- Là où beaucoup se trompent
Beaucoup de salariés passent à côté pour une raison simple : ils pensent que cet entretien ne change rien.
Erreur.
Sans préparation, il ne sert effectivement à rien.
Mais bien utilisé, il devient une négociation structurée.
4- Comment en tirer un vrai avantage
Pour que cet entretien soit utile, vous devez arriver préparé :
- Listez précisément vos attentes (rythme, charge, horaires)
- Appuyez-vous sur votre expérience et votre ancienneté
- Proposez de transmettre vos compétences (mentorat, formation)
- Renseignez-vous sur la retraite progressive
Demandez une trace écrite des échanges
💡 Point clé :
Plus vous montrez que vos aménagements servent aussi l’entreprise, plus vous avez de poids.