Chez certaines personnes à haut potentiel intellectuel (HPI), le moment du coucher peut être plus compliqué que prévu.
Une habitude revient régulièrement dans leurs témoignages : lire quelques pages avant de dormir. Si ce rituel semble les aider à s'apaiser, il ne concerne pas tous les HPI et ne permet pas, à lui seul, d'identifier ce profil.
Un cerveau qui peine parfois à ralentir
Certaines personnes HPI décrivent une activité mentale intense en fin de journée. Elles repensent aux événements vécus, analysent des situations ou réfléchissent à de nouveaux projets au moment où elles essaient de s'endormir.
Cette tendance à la réflexion peut rendre l'endormissement plus long, même si elle varie fortement d'une personne à l'autre.
Pourquoi la lecture peut aider
Lire un livre permet à certaines personnes de focaliser leur attention sur une seule activité. Ce moment de calme peut aider à réduire les pensées envahissantes et faciliter la transition vers le sommeil.
Toutefois, lorsque le livre est particulièrement captivant, il peut aussi retarder l'heure du coucher.
Ce que dit la recherche
Des études ont montré que certains enfants identifiés comme HPI présentent des caractéristiques de sommeil différentes de celles observées en moyenne, notamment une architecture du sommeil particulière.
En revanche, les spécialistes rappellent que le haut potentiel est très hétérogène : tous les HPI ne rencontrent pas de difficultés de sommeil et tous n'ont pas les mêmes habitudes avant de se coucher.